Ébola fait son apparition à Labé avec deux cas confirmés !

 Plaque située à la rentrée de la  commune urbaine de Labé, Crédit Photo : Alpha Ousmane Bah

Plaque située à la rentrée de la commune urbaine de Labé, Crédit Photo : Alpha Ousmane Bah

Jusque-là, la région administrative de Labé, située à plus de 400 kilomètres de la capitale Conakry au Nord du pays du pays, était épargnée par le virus Ébola qui a déjà fait plus de 7000 morts en Afrique de l’Ouest depuis son apparition en décembre 2013 en Guinée forestière. Même si des cas suspects avaient été annoncés à plusieurs reprises, ils s’étaient avérés négatifs après vérification.

Le directeur de l’hôpital régional de la santé, Docteur Oudy Bah, annonce la mauvaise nouvelle samedi dernier. «Après le test, les deux cas suspects de Popodara se sont avérés positifs», a-t-il déclaré.

Pour moi, on luttait efficacement  contre l’épidémie à virus Ébola dans le pays. Je pensais que les dons arrivaient à leur destination pour empêcher la propagation de l’épidémie d’Ébola, ainsi mettre fin  à l’enregistrement des nouveaux foyers. Je pensais que nos autorités s’étaient décidées d’enrayer la maladie avant 2015.

Je pensais qu’on voulait être comme le Nigeria, le Sénégal et le Mali. Je pensais qu’une réelle volonté existait dans la lutte contre la fièvre à virus Ébola. Bref, je pensais que les zones qui n’étaient pas touchées jusqu’ici seront épargnées… Hélas ! Mon rêve est brisé par cette confirmation.

Chaque jour, j’entends sur les médias que les campagnes de sensibilisation se poursuivent à travers le pays, des personnes sont guéries, la courbe s’inverse… Mais la réalité est tout autre. Le résultat de ce qui se fait sur le terrain est loin d’être reluisant.

Dans la zone où les deux cas ont été diagnostiqués positifs – localité située au Nord de la commune urbaine de Labé -, c’est la psychose totale. La même ambiance règne au centre-ville.  Pire, un flou demeure autour la chaine de contamination.

Pour être clair, les autorités sanitaires ne savent toujours pas le nombre exact de personnes qui sont assistées à l’enterrement de l’enfant décédé d’Ébola, dont d’ailleurs la mère est aussi décédée à  Conakry après avoir contracté la maladie. Son père et sa grand-mère font partie des confirmés.

La question que l’on se pose est de savoir si la manière dont la lutte contre Ébola se fait actuellement en Guinée est efficace, d’autant plus que chaque semaine nous enregistrons de nouveaux foyers, et la liste des contaminés ainsi que des morts se rallonge.

 

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