RFI doit des explications à 995 717 auditeurs labékas

Des auditeurs accrochés à un poste radio crédit photo : Sally Bilaly Sow

Des auditeurs accrochés à un poste radio crédit photo : Sally Bilaly Sow

J’avais voulu ne pas avoir à écrire ceci… Mais j’aurais trahi une ville de 995 717 habitants (selon les chiffres du dernier recensement général de la population et de l’habitat en Guinée). Voilà plus de deux ans que les populations de la région administrative de Labé, au centre de la République de Guinée, ne parviennent pas à écouter Radio France Internationale (RFI) que quelques heures par journée.

Elles sont nostalgiques d’émissions comme Afrique midi de Laurent Sadoux, Couleurs Tropicales de Claudy Siar, Priorité santé de Claire Hédon, Atelier des médias de Ziad Maalouf. Bref, celles qui sont diffusées entre 9 heures et 17 heures. Ces émissions éducatives, informatives et récréatives sont devenues un lointain souvenir.

Au début, les Labékas pensaient qu’il s’agissait d’un simple désagrément technique, qui empêchait la diffusion de toutes ces émissions, dont la qualité est reconnue dans le monde entier. Mais cette attente longue de deux ans ne confirme pas cette hypothèse.

Actuellement, la radio ne s’allume qu’aux environs de 6 heures du matin et s’éteint juste après l’émission Appels sur l’actualité de Juan Gomez. Le reste de la journée, comme vous pouvez imaginer, c’est le vide d’informations qui ronge la cité.

Le soir, on rallume la radio entre 17 heures 50 et 23 heures 07 minutes. Mais ça, c’est quand ils veulent bien qu’on écoute la dernière tranche d’Afrique soir. Dans le cas contraire, dès le lancement du générique de l’édition, on nous retire l’antenne.

Alors, que se passe-t-il au sommet de la montagne de Limbocco, où se trouvent les installations de la radio mondiale ? Le carburant arrive-t-il à destination ? La direction de RFI est-elle au courant de cette situation ?

On peut se poser beaucoup de questions, mais seuls les responsables du groupe France Médias Monde pourront apporter de réponses édifiantes, claires, concises et précises à nos interrogations. Peut-être même un remède au problème…

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*